Fusil Perdu....
Novembre 1971 Raid de fin de Stage Commando à Goslar pour la 3° Cie
Depuis quelques jours nous sommes dans le Harz avec la 3° Cie qui termine son stage commando. La 3° section dont je fait partie est composée de la 71/10 et n'a pas suivi le stage, Mais nous participons de manière "allégée" au raid de cette fin de Stage.
Les marches et autres exercices se sont enchainés depuis 2 ou 3 jours et les "Bleus" que j'encadre ne sont pas trés en forme, il faut dire que nous avons été gâtés, pluie, vent, froid et même de la neige le dernier jour... Justement dernier jour de ce raid, il y a la fameuse descente en rappel. La 3° section en est dispensée et nous ferons la descente par un petit chemin qui suit la falaise.
Du côté de ceux qui ont suivis l'intégralité du stage il y a aussi quelques "Douleurs" et l'un des participants a confié armes et bagages à quelques uns de ses camarades. Les armes et les sacs descendent par un tyrolienne installée par les moniteurs alors que les stagaires effectuent leur descente en rappel comme prévu. Arrivé en bas tout le monde récupère son barda... Sauf notre "Blessé de Guerre" qui suite à un malentendu pense que ses copains vont continuer à se charger des ses effets. Mauvaise pioche...! Car celui à qui il a confié son Arme ( FSA 49/56 ) la laisse apppuyée contre un arbre pensant à juste titre que son propriétaire va la récupérer.
Tout le monde monte dans les camions, et, direction Berlin pour une bonne douche Chaude et un bon lit.... Sauf que, arrivé à l'Armurerie, Il manque un Fusil...! Je ne vous explique pas le branle bas....
Résultat la douche sera pour plus tard et nous passerons un bon moment dans la cour à essayer de comprendre le pourquoi du comment de la chose pour finalement en déduire que l'Arme a été oubliée sur le terrain.... Inutile de vous dire les complications que cette situation a créées et les explications qu'il a fallu fournir en haut lieu pour justifier un retour à Goslar avec tout ce qu'il fallait comme laisser passer et autres formalités pour y retourner. C'est finalement le Capitaine accompagné de celui à qui l'arme avait été confiée qui y est retourné.... Ils l'ont retrouvée à l'endroit ou elle avait été déposée, elle n'avait pas bougé surtout personne n'était passé par là....!
Sans en savoir davantage je pense que ça a du chauffer dans les coulisses, et le Capitaine en question me confiait il y a quelques temps que cela avait failli lui couter trés cher.....
Douche Froide
Récit transmis par J. Clovin 73/04
Un souvenir de Goslar....
C'était, de mémoire, en Novembre ou Décembre 1973, nous étions dans le Harz pour quelques exercices hivernaux... Transports de Blessés fictifs avec Brancards, et excursions dans les Forêts de la région ce qui nous avaient valu quelques errances et égarements dans des chemins inconnus...
Bref deux nuits de camping, sous la neige et un froid Sibèrien. Arrive le dernier jour de cette escapade et une dernière nuit dans nos tentes à toutes épreuves avant le retour à Berlin. C'est alors, qu'au cours du rassemblement du matin, notre Capitaine, dont je ne citerai pas le nom, nous donne pour consigne d'être présentable pour rentrer dans notre grande maison de Berlin retrouver nos douches chaudes et nos lits douillets....
Pour cela rien de tel qu'un brin de toilette à l'eau froide, exemple à l'appui. Il cassa alors la glace du lac près duquel nous étions et, torse nu, nous fit sans un frisson une démonstration des ses ablutions matinales et pour le moins rafraichissantes...
Quelques jours après notre retour, le Capitaine est absent au rapport du matin, Etonnement de tout le monde, mais trés vite " Radio Section " nous apprend que le Capitaine est cloué au lit avec une bonne Pneumonie....
Vrai ou Faux, la morale de cette histoire est : Ne pas jouer à Monsieur Propre en Plein hiver. 
Alerte et Section Introuvable
Avril 1972, nous sommes en exercice avec nos amis Britanniques du côté deWansee. A l'instar des troupes alliées qui nous accompagnent, nous avons installé un bivouac "enterré" quelque part dans les bois.
Aux environs des 2 / 3h00 du matin aprés quelques "jeux de cache cache" avec nos amis anglais, nous nous couchons dans nos trous aménagés selon le modèle des Anglais. Le Lieutenant a fait couper toutes les Radios, les consignes sont laissées aux Sentinelles qui sont chargées de se relayer toutes les heures, d'entretenir le feu et de nous réveiller vers les 7h00 du matin.
Nous dormons tranquillement depuis plusieurs heures lorsque nous sommes réveillés par des coups de Klaxon assez lointains et répétés. Nous sortons de nos abris les uns après les autres les yeux gonflés et quelque peu hagards et nous prenons conscience que ces coups de Klaxon sont sans doute pour nous.... Un coup d'oeil sur la montre....il est 8 h 30....!
Le Lieutenant ouvre sa radio et effectivement et nous entendons imédiatement un appel nous concernant et nous signifiant une alerte Générale au Quartier Napoléon. les coups de klaxon que nous entendons sont tout simplement ceux de nos unimogs et de nos chauffeurs qui nous cherchent, ils étaient eux, sur un excercice de conduite de nuit avec d'autres éléments et eux avaient été prévenus, ne sachant pas précisément ou nous étions et personne ne pouvant nous joindre par radio, ils nous cherchaient sans succés depuis 2 ou 3 heures....
Branle bas de combat, tout le monde ramasse son barda en catastrophe, saute dans les camions et nous voilà en route vers le quartier ou nous arriverons alors que tout le monde est déjà en place avec Armes et Bagages dans la cour d'honneur .
Une de nos sentinelles s'était endormie, les radio étaiten coupées et nous dormions tous du sommeil du juste... Je n'ai jamais su s'il y avait eu des suites, mais heureusement que cette alerte n'était qu'un excercice....
1° Sortie en Ville et Rentrée Tardive
Récit transmis par J. Clovin 73/04
La fin des classes et première sortie en Ville pour la 73 04 . Une sortie trés attendue après un mois consigné dans nos quartiers. C'était à la veille du fameux vaccin TABDT donc alcool vivement déconseillé.
Pour cette "Première" un Sous Off, nous conseilla la fameuse Taverne du "MUNSHNER" Un établissement bien connu des militaires Français à Berlin. Taverne à Bière comme il se doit et plutôt frenquentée par des foirineurs d une moyenne d'âge assez avancée.
Nous avons commencé avec une chope de 2 litres puis nous avons fait connaissance avec un groupe de quadragénaires, et la 2° Chope est arrivée offerte par ce groupe de vétérans. Aprés le tout, j ai un peu de mal a respirer et je me retrouve en train de danser avec le nez dans la grosse poitrine d'une dame.... Je ne me souviens plus de son visage mais le souvenir de sa poitrine me restera gravé dans la mémoire....
Il est 2 h du matin.... Zut ! Ma permission se termine à 23 h 00... Impossible de rentrer au Quartier par la Porte des Chars qui est fermée et encore moins par la Porte Principale puisque je suis hors délais pour ma Perm..... Je remonte le boulevard qui longe le Quartier et à ma grande surprise j apercois un groupe de connaisseurs qui rentrent au quartier par un chemin peu réglementaire et qui me font découvrir, à moi un bleu, cette combine... Un endroit parfait et presque agencé pour l escalade du mur de la caserne.... Innatendu mais ouf...! Sauvé...
Mauvaise Surprise lors d'une Garde à la Porte Pricipale
Février 1972, Je viens d'être nommé Sergent et je suis de garde comme Chef de Poste à la Porte Principale. Il fait un froid polaire, à tel point qu'exceptionnellement nous sommes en tenue Treillis, Veste, Rangers Fourrées et Parka alors qu'habituellement la tenue de sortie est de rigueur à cet endroit. Tellement froid d'ailleurs que les relèves se font sans protocole et que nous avons à dispo un brasero près de la guérite pour que le planton de faction puisse se réchauffer un peu.
J'ai pour adjoint un Caporal qui est de la même classe que moi et qui, allez savoir pourquoi, bien que j'ai ma petite idée là dessus, est resté à ce grade. Je vais être un peu méchant peut être, mais je n'ai aucune confiance en lui tant il n'en a rien à faire du boulot que l'on nous demande de faire et ce quel que soit les activités.
Pour ceux qui se souviennent nous étions également chargés lors des gardes à ce poste d'assurer la garde des personnels aux Arrêts Simples ou de Rigueur. Cela se passait assez bien dans la majeure partie des cas mais il fallait respecter les consignes données... D'autant plus ce jour là, du fait que l'Officier de Permanence qui est présent dans le local en face du poste de police n'est pas des plus cool, donc je me méfie un peu.
C'est un dimanche et la journée a été tranquille, quelques passages de véhicules et peu de sorties de militaires, tout le monde est resté au chaud dans ses quartiers.... Les hommes du groupe de garde sont également restés dans le dortoir du poste de police à dormir ou à s'occuper comme ils le pouvaient entre les tours de garde. Mon "Caporal/Adjoint" lui, a dormi quasiment toute la journée...
Vers les Minuit/1h00 de matin je décide de m'octroyer un peu de repos et demande à mon "Caporal/adjoint" de prendre ma place au guichet du poste. Il n'y a pas grand chose à faire, juste quelques numéros de plaques des rares voitures qui entrent ou sortent du Quartier, mais il faut bien qu'il y ait quelqu'un. Mon caporal prend donc ma place et je vais me reposer dans une des cellulles vides qui se trouvent derrière le Poste d'une, parce qu'il y fait plus chaud que dans le dortoir et que, de toutes façons, celui ci est entièrement occupé par le groupe de garde.
Je vais me coucher pas trés tranquille compte tenu du fait que je n'ai pas baucoup confiance en mon lascar, mais je suis levé depuis 4h30 du matin et le sommeil l'emporte sur mon inquiètude. Aux environs de 2 h 00 du matin je suis réveillé par le froid et je décide d'aller chercher une seconde couverture dans le dortoir. je me lève, me dirige vers le poste de police, j'arrive dans la lumière de la pièce et là Surprise....!
Je vois un gars en survêtement assis au bureau du poste, à la place du Caporal qui est retourné se coucher...! Evidemment cette situation achève de me réveiller, je m'approche et je reconnaît un des " Punis " aux arrêts de rigueur qui me raconte que comme il ne dormait pas le Caporal lui a demandé de prendre sa place....
Inutile de vous dire que j'ai rapidement remis les choses en Ordre, renvoyé dans sa cellulle le pauvre gars qui n'y était pour rien., réveillé le dortoir et ce Flemmard de Caporal. Plus envie de dormir derrière ça... Bref, l'heure de la rélève, 6h00 du matin, est arrivée assez vite.
Nous sommes rentrés à la compagnie et j'ai informé "Officieusement" mon chef de Section de ce qui s'était passé en lui précisant que je ne voulais plus reprendre de garde avec ce lascar... Il n'y a pas eu de suite officielle vu que çela aurait sans doute été délicat pour tout le monde, mais quelque jours après il a changé de groupe... Ouf...!
J'avais eu de la chance sur ce coup là, mais je n'ose même pas imaginer ce qui se serait passé si un Officier était passé par là et avait découvert la situation..... Enfin je crois qu'aujourd'hui il y a prescription.....? 
Double Grade
Un matin de printemps 1972, je suis Sergent de semaine à la 3° Cie. Comme chaque matin dans ce cas là, la compagnie a été réveillé et l'heure du rapport approche. Pour aujourd'hui il est^prévu que le rapport se fera en tenue de sortie. (Je ne sais plus qu'elle en était la raison....) Bref, les cadres arrivent les uns après les autres au bureau de la semaine et passent comme chaque matin nous saluer et donner ou prendre les consignes du jour.
Ce matin là une bonne petite pluie de printemps bien soutenue a fait son apparition et le Capitaine me demande d'informer tout le monde qu'il faut descendre au Rapport avec la capote longue et non plus en simple veste. Je fais passer le mot sans problème jusqu'à ce qu'arrive le Lieutenant D.... ( Je tairai son nom par discrétion ) Je lui fait passer la consigne mais quelques instants plus tard je le vois réapparaître affolé en me disant qu'il n'a pas son manteau.
Comme le Caporal de semaine reste au bureau pendant le rapport le Lieutenant D.... décide de lui emprunter son vêtement, ça tombe bien ils ont à peu près la même taille. rapidement il enlève ses barettes d'épaules de sa veste, les installe sur le manteau du Caporal et rejoint rapidement la cours ou toute la compagnie est déjà rassemblée.
Le rapport débute et je me rend compte alors qu'une bonne partie de la compagnie est hilare, alors que je m'interroge sur ce comportement je découvre que le lieutenant a sur ses manches, les Galons de Caporal et sur ses épaules les barettes de son grade.
Le Capitaine qui ne manquera pas d'humour sur ce coup lui dira : " Caporal/Lieutenant..! Un peu de sérieux je vous prie..." déclenchant cette fois l'hilarité générale de la troupe.... Aprés cette paranthèse matinal le sérieux repris trés vite le dessus mais l'histoire en fit rire plus d'un et ne manqua pas de succiter des commentaires durant les jours qui suivirent....
Comme me le disait il y a quelques temps ce Capitaine de Compagnie que j'ai retrouvé récemment :" Celui là..! Il ne nous a pas laissé un souvenir impérissable... "
Vos Histoires et Aventures à Berlin
Dans cette rubrique vous pouvez raconter les épisodes qui vous ont marqués lors de votre passage à Berlin, Histoires vécues ou entendues, Anecdotes parfois cocaces ou qui auraient pu mal tourner, Bref tout ce qui faisait votre vie de tout les jours au sein du 46° RI ou des autres Régiments Stationnés à Berlin.
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